Les intervenants de la journée d’étude (9)

A quelques jours de la journée d’étude, nous terminons notre tour des participants avec Charly Jollivet qui nous parlera à 10h d' »Archives, gouvernance et démocratie dans les pays du sud-ouest de l’océan Indien : le cas des Comores« .

Entre 2009 et 2012, Charly Jollivet a été archiviste puis responsable des archives contemporaines aux Archives départementales de Mayotte. De novembre 2012 à septembre 2014, il a été chargé d’études documentaires au SIAF (Bureau de la gestion, sélection et collecte) ; depuis cette date, Charly Jollivet est ATER en archivistique à l’Université d’Angers. Par ailleurs, il est aussi doctorant en archivistique à cette même université. Son sujet de thèse s’intitule : « Archives, archivistique et logiques d’usage dans les territoires issus de la colonie de Madagascar de 1946 à nos jours. »

Les intervenants de la journée d’étude (8)

J-5 avant la journée d’étude de vendredi ! En ce dimanche, nous vous présentons Jean-Philippe Legois qui interviendra à 16h10 sur le thème : « Les archivistes et les données à caractère personnel (‪#‎EUdataP‬) : se mobiliser, se faire comprendre, faire comprendre son rôle, se faire entendre ? Un malentendu ? »

Archiviste et historien, responsable de différents services d’Archives municipales depuis 1994, actuellement à la Ville de Sevran, Jean-Philippe Legois a dirigé, de 2004 à 2009, la Mission de préfiguration d’un Centre de ressources dédié aux mémoires étudiantes à Reims, projet pérennisé sous le nom de Cité des mémoires étudiantes à Aubervilliers et qu’il continue à présider. Ayant présidé l’Association des archivistes français de mars 2013 à octobre 2014, il est par ailleurs vice-président du GERME (Groupe d’études et de recherches sur les mouvements étudiants) et chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences-Politiques de Paris.
Parmi d’autres publications, notamment sur l’histoire des mondes étudiants et universitaires dans les « années 68 », il a coordonné, en 2004, le numéro de La Gazette des Archives sur « Archives et mémoires étudiantes : état des lieux » (n°193), a récemment co-coordonné (avec Mathias Gardet et Eliane Lochot) celui sur « Archives des jeunesses, jeunesses des archives » (n°235, 2014) ou a encore publié « Archives et mémoires étudiantes : « non-lieu » de « mémoire » ? » dans le numéro 17 d’In Situ, revue des patrimoines sur « Les patrimoines de l’enseignement supérieur » (coord. par Christian Hottin, 2011-2012).

Résumé de son intervention :
De mars à novembre 2013, la très grande partie de la profession d’archiviste s’est mobilisée contre le projet de règlement européen sur les données à caractère personnel. Cela s’est traduit par une pétition #EUdataP se voulant « citoyenne », lancée avec d’autres associations de professionnels de l’information, de chercheurs et de généalogistes… et relayée également sur le plan international.
Cette mobilisation en tant que professionnels ET citoyens nous a obligé collectivement à (essayer de) mieux se faire comprendre par nos partenaires, interlocuteurs, concitoyens… et les médias !
Malgré le succès numérique (51 085 signataires) et le report de l’adoption de ce projet de règlement européen, ce mouvement inédit n’a pas (encore ?) obtenu un autre règlement européen correspondant au souhait de ces citoyens. Et finalement, les archivistes souhaitaient-ils vraiment peser pour un autre règlement ? Pouvons-nous, voulons-nous être une force de proposition, y compris par rapport aux législateurs, européens… ou nationaux ?
Cette communication visera donc à aborder subjectivement ces questions avec sérieux, mais en se débarrassant, encore plus dans le contexte actuel, de tout esprit de sérieux.

Les intervenants de la journée d’étude (7)

Plus qu’une semaine avant le grand jour ! Pour vous faire plaisir avant le week-end, nous vous proposons de découvrir le résumé de l’intervention de Catherine Bernard qui nous parlera à 14h30 du sujet « Les archives en open data, une certaine idée du service public ? »

Les Archives de Toulouse ont fait le choix en 2013 d’un règlement et de licences basés sur la libre réutilisation de leurs documents sous réserve d’un partage à l’identique. Le principe général est celui de la liberté de partager, de créer et d’adapter les données gratuitement, mais avec une obligation de mentionner la paternité, de partager aux conditions identiques et de garder ouvert ce qu’on utilise, c’est-à-dire de maintenir ces mêmes libertés pour les tiers et d’éviter les fameuses « enclosures ». Il s’applique aux trois types de données conservées par les Archives de Toulouse : les informations publiques, les œuvres dont la ville est titulaire des droits et les bases de données. Les œuvres dont les droits appartiennent à des tiers ne peuvent entrer dans ce dispositif d’ouverture. En revanche, les œuvres élevées dans le domaine public sont totalement libres d’accès.
La démarche mise en œuvre par les Archives répond à la fois à une volonté d’ouverture de la collectivité, à la mission de communication, de valorisation et de transmission d’un patrimoine commun mais également à un besoin de gestion pragmatique allégée.

Les intervenants de la journée d’étude (6)

A quelques jours de la journée d’étude, nous continuons à vous présenter les intervenants ! Cyril Longin est à l’honneur aujourd’hui. Il interviendra à 11h40 sur « Open data : l’archiviste gouverneur des données ? »

Après l’obtention en 2000 du DESS Histoire et métiers des archives à l’Université d’Angers, Cyril Longin est devenu pour un an coopérant du service national à Genève en tant qu’archiviste. Entre 2002 et 2010, il a été chef du service des publics aux archives départementales du Pas-de-Calais. Depuis 2010, il est le directeur des archives municipales de Saint-Etienne.

Résumé de son intervention :
Si nous, archivistes, sommes conscients depuis bien longtemps de notre mission dans l’accès à l’information, la société la réduit le plus souvent au document papier. Or, l’environnement numérique nous offre la possibilité, pour ne pas dire le devoir, de réaffirmer notre rôle. Les projets open data fleurissent un peu partout, mais quelle place peut, ou doit, prendre l’archiviste dans cette démarche ? Professionnel de l’information, il doit être au cœur du dispositif, apportant son expertise dans la gestion du cycle de vie des données, de la collecte à la réutilisation.

Les intervenants de la journée d’étude (5)

Nous vous souhaitons un bon début de semaine à tous ! Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le parcours d’Eléonore Alquier qui interviendra à 10h20 sur le thème : « La boîte à outils « un bon archivage pour une bonne gouvernance » du Conseil international des archives : un outil de construction et de consolidation de la fonction archives« .

Archiviste paléographe, Eléonore Alquier a commencé sa carrière aux Archives nationales, où elle a notamment coordonné le déménagement des fonds entre les sites de Paris, Fontainebleau et Pierrefitte-sur-Seine. Elle est depuis mars 2013 chef de la mission des archives auprès des ministères de la Santé, du Travail, de la Jeunesse et des Sports, en charge du contrôle scientifique et technique sur les services ministériels et les opérateurs. Elle a participé à la traduction française de la boîte à outils « Un bon archivage pour une bonne gouvernance », et a animé plusieurs ateliers autour de cet outil, en France et à l’étranger.

Résumé de son intervention :
Élaborée par la branche Pacifique (PARBICA) de l’ICA, la boîte à outils « Un bon archivage pour une bonne gouvernance » propose à toute personne en charge de la gestion de l’archivage, dans un contexte public ou privé, une collection de modules simples synthétisant de manière pratique les principes fondamentaux d’une gestion maîtrisée de l’information, papier ou électronique. Construit autour de notions telles que l’audit, les documents essentiels, et l’accompagnement au changement, cet outil met l’accent sur les enjeux de bonne gouvernance liés aux archives, tant sur le plan politique qu’organisationnel. La traduction de ces modules en français vise à élargir leur diffusion au-delà de leur berceau natal, diffusion rendue possible lors d’ateliers organisés dans différents pays d’Afrique francophone et anglophone ainsi qu’à Haïti. Les premières expériences d’utilisation de ces modules dans le contexte français (établissements publics, collectivités) prouvent également la pertinence d’un tel support dans un cadre pourtant supposé, sinon totalement maîtrisé, du moins réglementé.

Les intervenants de la journée d’étude (4)

Nous vous présentons ce samedi Geertrui Elaut qui nous parlera à 10h40 de « L’exposition virtuelle « Archives et Démocratie » aux Archives de l’Etat en Belgique : la sensibilisation du citoyen commence par l’enseignement ».

Née à Anvers en 1982, Geertrui Elaut a entamé ses études en histoire à l’université d’Anvers. En 2005 elle obtient, avec grande distinction, une licence en Histoire contemporaine à l’université libre de Bruxelles (VUB). Depuis 2006, elle travaille comme collaboratrice scientifique aux Archives générales du Royaume. Suite à la réalisation – comme collaboratrice de projet – d’une exposition sur la Croix-Rouge de Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale et un bref séjour à la section Numérisation, elle a été rattachée, depuis 2007, à la section « Relations externes et coordination de la communication et du service au public ». Outre un certain nombre de projets d’exposition organisés dans les salles publiques des Archives générales du Royaume, elle a collaboré à l’exposition des Archives de l’État sur l’Expo 58, qui s’est tenue à l’Atomium en 2008. En 2009, Geertrui Elaut était responsable de la réalisation du projet « Archives & Démocratie », comprenant une exposition virtuelle, une journée d’étude au Sénat de Belgique et la publication d’une bibliographie. De 2010 à 2014, elle a été la commissaire de six autres projets d’expositions. Début 2014, Geertrui Elaut a été nommée collaboratrice du staff « Service au public » des Archives de l’État ; en cette qualité, elle est responsable du site internet, des bulletins d’information et des médias sociaux de l’établissement.

Résumé de l’intervention :
La relation entre les archives (la politique archivistique) et la teneur démocratique d’une société sont depuis un certain temps Lire la suite

Les intervenants de la journée d’étude (3)

Aujourd’hui, coup de projecteur sur Marina Marchal qui interviendra à 12h00 sur le thème : « Open data et citoyenneté universitaire/étudiante ».

Archiviste, Marina Marchal participe, en 2008, à la conception d’une exposition sur la mutualité étudiante. Elle travaille ensuite sur les archives de la Fondation santé des étudiants de France en 2009 puis en 2010 lors de son stage de master en archivistique. Aujourd’hui responsable de la Cité des mémoires étudiantes, elle est notamment chargée du développement des projets de l’association, de la collecte, du classement, de la valorisation des fonds d’archives et des ressources documentaires liés aux engagements étudiants. Elle co-écrit, en 2013, un article avec Jean-Philippe Legois dans La Gazette des Archives consacrée aux Archives des établissements d’enseignement supérieur et de recherche (n°231, 2013) sur la « collecte des archives militantes étudiantes ». Elle préside également un collectif de centres de documentation travaillant sur l’histoire ouvrière et sociale, le CODHOS.

Résumé de son intervention :
La Cité des mémoires étudiantes est une structure associative qui a pour objectif la sauvegarde et la valorisation Lire la suite

Visite de clôture de la journée d’étude

Nous sommes heureux de vous annoncer que cette année la journée d’étude se terminera par la visite d’une exposition dédiée à la photojournaliste Camille Lepage, et présentée par sa maman, qui aura lieu à Avrillé au Centre Culturel Georges Brassens.

Pour plus d’informations :
http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/les-evenements-culturels/camille-lepage-photojournaliste/index.html

https://www.facebook.com/associationcamillelepage/info?tab=page_info

Pour venir à l’exposition Camille Lepage le 6 février prochain à 18h15, l’inscription se fait ici :

https://docs.google.com/forms/d/1uRJfXhnWeAJdOB3oK4uvmUFgcB5QyqX3aZRtuplghsc/viewform?c=0&w=1

PS : faites vite, le nombre de place est limité !

Les intervenants de la journée d’étude (2)

Nouveau jour, nouvel intervenant ! Aujourd’hui, Clément Mabi qui interviendra à 15h50 sur le sujet : « L’Open data : entre enjeux citoyens et impératifs économiques« .

Clément Mabi est docteur en Sciences de l’information et de la communication, de l’Université de Technologie de Compiègne et post doctorant sur le GIS Démocratie et Participations. Ses travaux portent sur les liens entre les infrastructures techniques et le déploiement des politiques publiques. Il a publié sur différents sujets comme la participation en ligne et l’Open Data, notamment un article récent dans la revue Mouvements avec Samuel Goëta : « L’Open Data peut-il (encore) servir les citoyens ? »

Résumé de son intervention :
Parmi les concepts en vogue dans les questions numériques, l’open data ne cesse d’être évoqué comme le levier quasi mécanique de bouleversements économiques, sociaux, scientifiques ou politiques de grande ampleur. Après environ dix ans d’existence et alors que les principes de l’ouverture de données publiques sont maintenant mieux définis, l’open data doit parvenir à faire tenir ensemble les opportunités économiques et les espoirs de renouvellement des pratiques citoyennes qu’il suscite sans que les logiques de marché ne prennent le dessus.
Au terme d’un bilan critique des premières réalisations qui montre que nous n’avons parcouru qu’une partie du chemin, comment mettre l’open data au service des militants ? Est-il (encore) possible de transformer les politiques d’ouverture de données de façon à ce qu’elles servent les intérêts de la société civile ? Comment faire de l’open data le vecteur de la « puissance d’agir » des citoyens ? Pour réfléchir à ces questions, nous proposons d’apporter un regard critique et rétrospectif sur la conduite de l’ouverture de données par les institutions et leur appropriation par la société civile.

Les intervenants de la journée d’étude (1)

Bonjour à tous ! A partir d’aujourd’hui, nous allons vous présenter tour à tour les intervenants de la journée d’étude. On commence avec Corinne Bouchoux qui interviendra à 16h30 sur le thème : « Que peut faire le législateur ? »

Corinne Bouchoux est sénatrice de Maine-et-Loire depuis septembre 2011 et vice-présidente du groupe écologiste. Elle est également vice-présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes et de la Délégation sénatoriale à la prospective. Elle est, par ailleurs, membre de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).
Corinne Bouchoux est diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, titulaire du CAPES de Sciences économiques et sociales et docteur en Histoire (Université d’Angers). Militante associative depuis trente ans, elle a effectué sa carrière professionnelle dans l’enseignement secondaire de l’Education nationale comme enseignante puis personnel de direction (1997-2007), puis dans l’enseignement supérieur agronomique comme directrice des formations et de la vie étudiante (2007-2011) d’une école publique d’ingénieurs.
En janvier 2013, elle a été rapporteur de la Mission d’information sur les œuvres d’art spoliées par les Nazis et la gestion de ce dossier par les musées. En 2014, elle a été rapporteur de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques qui a rendu le rapport intitulé « Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique ».

Résumé des points abordés dans son intervention :
Le législateur modifie par la loi, les délais et les règles d’accès aux documents administratifs et aux archives (1), contrôle l’action du pouvoir exécutif (2) et vote le budget (3) qui permet aux archives d’exister et aux archivistes de travailler.